quinta-feira, 22 de outubro de 2020

Teatros e Cine-Teatros: 1964

Teatros: 
D. Pedro V (Largo Santo Agostinho) e Cheng Peng (Travessa do Auto Novo)
Cine-Teatros: 
Capitol (Rua de S. Domingos), Vitória (Rua dos Mercadores), Apollo (Av. Almeida Ribeiro), Oriental (Calçada Tronco Velho), Império (Rua do Campo), Roxy (Rua Ribeira do Patane), Lai Seng (Rua da Barca), Alegria (Estrada do Repouso), Cidade de Ouro (Rua Almirante Sérgio).
in Anuário de Macau, 1964
Largo do Senado: o Cinema Apollo frente aos edifício dos Correios


quarta-feira, 21 de outubro de 2020

Carte du voyage des ambassadeurs de la Compagnie orientale des Provinces-Unies vers le Tartare

Carte du voyage des ambassadeurs de la Compagnie orientale des Provinces-Unies vers le Tartare, empereur de la Chine, les années 1655, 1656 et 1657, tirée de celle de Jean Nieuhoff / par P. Duval...
Autores: Pierre Duval (1619-1683) e Jan Nieuhoff (1618-1672).
Edição: 1677
Na parte inferior esquerda está assinalada a localização de "Makao".
Por volta de 1700 seria publicada uma outra carta - Carte exacte de toutes les provinces, villes, bourgs, villages et rivières du vaste et puissant empire de la Chine, faite par les ambassadeurs hollandois dans leur voyage de Batavia à Peking / dressée par Jean Nieuhof... présentement mise à jour par Pierre vander Aa - onde Macau surge assim referenciado: "Makao of Makou".
"Makou": Macau em holandês

Sugestão de leitura: 
L'ambassade de la Compagnie Orientale des Provinces Unies vers l'Empereur de la Chine ou Grand cam de TARTARIE faite par les Srs Pierre de Goyer & Jacob de Keyser, Illustrée d'une très exacte description des villes, bourgs, villages, ports de mers, & autres lieux plus considérables de la Chine, enrichie d'un grand nombre de tailles douces. Le tout recueilli par M. Jean Nieuhoff, Maître d'hôtel de l'ambassade, à présent gouverneur en Ceylan. Mis en français, orné, & assorti de mille belles particularités tant morales que politiques, par Jean Le Carpentier, historiographe. À Leyde Pour Jacob de Meurs, marchand libraire & graveur de la ville d'Amsterdam, 1665
Ilustração incluída no livro: representa um ataque dos holandeses a Macau. 
Ocorreram em 1601, 1603, 1607 e 1622.

Excerto do Capítulo XI (da primeira parte) intitulado "Les ambassadeurs ébranlés par une tempête. De la ville de Makao, &c." 

NOTA: a viagem rumo à China continental tinha obrigatoriamente de passar por Macau

(...) Le quatorzième du même mois nous aperçûmes les îles de Makao à 21 degrés & dix minutes d'élévation, & à 24 brasses d'eau. Vers le soir nous vînmes mouiller l'ancre à sept brasses de profond à l'abri d'une belle côte tirant vers l'est. Le lendemain en avançant chemin, nous vîmes une bonne quantité de grands & petits vaisseaux, qui tous saisis de frayeur comme les daims talonnés des chiens, ne savaient où se sauver, tant étaient-ils épouvantés du pirate Koxinga, qui lors par ses brigandages continuels portait l'effroi & les alarmes dans tous les cœurs de ces insulaires, & pour lequel sans doute ils nous prenaient. Nous employâmes deux jours entiers à côtoyer ces îles devant que de voir la ville de Makao, qui est située à la hauteur de 21 degrés & dix minutes. Et quoique l'occasion ne nous permît pas d'y prendre terre, si estce que je ne puis m'empêcher d'en dire quelque chose, & de vous représenter en ce lieu le crayon que j'en ai fait dans notre bateau.
Cette ville (qui depuis plusieurs siècles fut une des plus célèbres & des plus marchandes de toute l'Asie) est plantée au cœur d'une petite île, liée à une autre plus grande, sur une haute montagne, qui semble être à la vérité inaccessible, voire inexpugnable. Elle est de tous côtés environnée de l'Océan, à la réserve d'une petite langue de terre qui se voit au Septentrion. 
La mer qui l'entoure n'est pas profonde, ce qui empêche que les grands navires ne s'y rendent, à moins qu'ils s'y poussent par le havre, qui est défendu d'une belle forteresse, munie de quantité de belles pièces d'artillerie, & de fort gros canons de fonte: aussi je ne pense pas qu'il s'en fasse un si grand nombre ailleurs, ni de si bons; car c'est ici où on en fond journellement de neufs du cuivre qu'on transporte de la Chine, & du Japon, & qu'on en fournit toutes les Indes, non sans un grand profit pour les habitants. Si vous regardez la terre, vous n'y voyez aucun arbre, ni aucun empêchement dans le chemin, tout y est libre, & ouvert. Il y a seulement deux châteaux, qui sont fort bien pourvus, & plantés sur les prochains coteaux, qui assurent extrêmement la ville contre les attaques des ennemis. 
Dans le même lieu, où la ville est bâtie, on adorait jadis l'idole Ama, & parce que le havre était fort propre & commode pour les navires, que les Chinois appellent Gao dans leur langue, c'est de là que s'est formé le mot d'Amacao, au lieu qu'on la devait plutôt nommer Amagao. D'où vint que par contraction, ou corruption, on la nomme en nos jours Macao, voire Makou. Ce lieu donc étant devenu désert & inhabité, à cause peut-être que cet idole y rendait fort peu d'oracles, fut recherché par les Portugais, qui l'ayant jugé fort avantageux pour le négoce, bâtirent de très belles maisons sur ses ruines, non toutefois sans la connaissance, & la permission des Chinois. 
De là vint qu'en peu de temps elle se rendit très fameuse, & très peuplée, à raison du grand nombre de marchandises, & des denrées que les Portugais y amenaient de l'Europe, des Indes, & de la Chine. Ce qui ne fait pas peu à la gloire & à l'avancement de cette ville est, que les habitants ont la permission de se transporter deux fois par an à la foire des Kanton, & d'y séjourner aussi longtemps qu'elle dure. D'où ils avaient accoutumé d'emporter ces dernières années mille trois cents caisses de toute sorte de draps de soie; chaque caisse contenait cent cinquante pièces de velours, de ras, de damas, & d'autres telles étoffes. 
On avait aussi de coutume d'y enlever deux mille cinq cents pains (comme ils les appellent) masses, ou lingots d'or, dont chacun pesait dix toels, comme ils disent, & chaque toel était de la pesanteur de 13 ducatons: de sorte que chaque pain d'or était de treize onces plus ou moins. Ils en apportaient aussi plus de huit cents livres de music, sans parler du fin lin, du fil d'or, de la soie brute, des pierres précieuses, des joyaux, des perles, & d'autres richesses de cette trempe. (...)

terça-feira, 20 de outubro de 2020

"Naval Movements": Outubro 1902

Na edição de 10 de Outubro de 1902 do The Hong Kong News, o correspondente em Macau, informa sobre os "Movimentos Navais", ou melhor, sobre a falta de movimentos. 
Explica que a canhoneira Zaire partira no ultima sábado para Hong Kong onde irá ficar entre um mês a seis semanas para a "instalação da luz elécrica" e que a canhoneira Diu deverá chegar ao território oriunda de Shangai dentro de "um ou dois dias". Uma outra embarcação semelhante, mas francesa, a Argus, deverá chegar a Macau "na próxima semana".
Canhoneiras Zaire e Diu (esta última construída em 1889 - imagem abaixo)

Canhoneira Zaire num modelo à escala. 
Foto Museu da Marinha
Foto de P. Marinho e postal ilustrado pintado baseado no mesmo registo feito em 1900.
Nesta época a divisão naval portuguesa no extremo-oriente - Estação Naval de Macau - incluía ainda os cruzadores "Vasco da Gama" e "Adamastor".

segunda-feira, 19 de outubro de 2020

"Flores": o primeiro jetfoil 'civil' da Boeing

Por estes dias corre a notícia em Macau e Hong Kong que o primeiro jetfoil do mundo a ser construído deverá ser desmantelado muito em breve. Acontece que este jetfoil, embora tenha sido o primeiro a ser construído pela Boeing (na divisão Boeing Marine Systems), não foi o primeiro a assegurar as ligações marítimas entre Macau e Hong Kong. Esse foi o "Madeira" em 1975 seguido do "Santa Maria"
Mas, vejamos de forma breve como tudo começou...

O lançamento à água do primeiro "929-100" baptizado pela Boeing como "Jetfoil One"
Fábrica da BMS em Seattle (EUA), Março 1974

O modelo conhecido pelo número "929-100" e pelo nome "JetFoil One" começou por ser um projecto com fins militares até que o seu uso para o transporte (civil) de passageiros foi anunciado em Outubro de 1972. 
O jornal The New York Times, na edição de 5 de Novembro de 1972 publica na página 24 uma notícia assinada por Richard Witkin sobre o jetfoil com direito a fotografia. Tem como título "Boeing to build novel 250 passenger hydrofoil for rought water":
"The Russians are operating more than 1,000 such craft, according to William M. Shultz, who directs the Boeing project. In the summer of 1974, a company that operates hydrofoils over the 40‐mile stretch between Hong Kong and Macao plans to put in service a new design its manufacturer likens to a jet airliner.
The new craft, the builder contends, will represent “for the first time a high‐speed boat with a consistently smooth ride, even in rough waves and rough water.” The prediction comes from the Boeing company, the Seattle‐based corporation whose name is synonymous with jet airliners but whose attention is also being increasingly devoted to transportation down at zero altitude."

Nesse mesmo ano de 1972, o primeiro modelo começa a ser construído em Seattle (EUA). Ficou pronto a 29 de Março de 1974 tendo posteriormente começado os testes e serviria de demonstração da nova tecnologia um pouco por todo o mundo jnto de potenciais clientes. Em 1975 começou a operar no Hawai com o nome Kalakaua e só em 1978 entrou ao serviço da Far East Hydrofoil Ltd nas ligações Hong Kong-Macau (duravam 50 minutos) tendo sido baptizado com o nome "Flores" (alusão a uma das ilhas dos Açores - Portugal). Transportava 262 passageiros. Operou até ao ano de 2008 nas águas do delta do rio das Pérolas.
O nome "Flores" no casco 

O aspecto mais recente do Flores. A empresa passou a denominar-se TurboJet em 1999 

domingo, 18 de outubro de 2020

"Changes in Macao": 1902

A 10 de Outubro de 1902 um jornal de Hong Kong publicava uma pequena notícia com o título "Changes in Macao" / "Mudanças em Macau". Que mudanças eram essas?
A primeira dizia respeito a um abastado cidadão de Hong Kong, Ho Tung (que viria a ser Sir Robert Ho Tung). Informava-se que Ho Tung acabara de comprar um terreno na pacata zona da Estrada da "Bella Vista", nas "traseiras da Flora", onde já estava a ser construído "um sólido muro de granito ao longo da estrada". O jornalista avançava com a ideia de que a "enorme casa" iria ter "campo de ténis" e "jardim".
A segunda mudança era a inauguração do hotel Internacional, no edifício antes ocupado pelo hotel "Almeida". Não se refere mas o hotel ficava na Praia Grande, não muito longe da Sé. "uma benção para para os muitos visitantes de fim de semana" no território, pode ler-se.
A terceira mudança, não o era de facto, mas a informação - tendo por base rumores - que a tão falada ligação de comboio entre Macau e Cantão não iria avançar (e nunca foi feita). Tal como também tinha sido cancelado o "bazaar" programado para o sábado seguinte.
Sobre Ho Tung diga-se que esta foi a estreia daquela personalidade na ligação a Macau, uma relação profícua que iria durar décadas.
 

sábado, 17 de outubro de 2020

La Nouvelle Géographie Universelle, la terre et les hommes: 1875

Mapa de Macau da autoria de Charles Perron no livro La Nouvelle Géographie Universelle, la terre et les hommes, de Elisee Reclus, edição de 1875. São 30 volumes. Macau surge no vol. 19.
Entre as várias referências ao território, para além deste mapa, surge a informação de que em 1878 a população de Macau era de 59.959 habitantes: 55.450 chineses e 4.509 europeus.
Excerto:
La colonie portugaise de la «Cidade do Santo Nome de Dios de Macao» (Ngaomen des Chinois), située à l'ouest deHongkong, de l'autre côté de l'estuaire dans lequel se déverse la rivière desPerles, n'est pas officiellement séparée de la Chine. Le gouvernement dePeking n'a.jamais reconnu la domination absolue du Portugal sur cettepresqu'île, et, comme suzerain, 
Edição de 1877
il reçoit un impôt fixé par l'empereur Kanghi à 500 taels, soit environ 3700 francs, par l'entremise d'un mandarin résident. Toutefois l'ancienneté de la possession, qui date de l'année 1557, et les mesures énergiques prises par le gouverneur Amaral en 1849, ont fait de Macao une terre vraiment portugaise et la partie de la ville qu'occupent les Européens a tout à fait l'aspect d'une cité de l'Estramadure avec ses grandes maisons régulières, peintes en rouge ou en jaune, ornéesde lourdes balustrades, et ses vastes couvents transformés en casernes. 
La population dite portugaise, à laquelle s'ajoute une garnison de 1400 hommes, se compose presque uniquement de métis; encore est-elle biené loignée de constituer la majorité des habitants; le principal quartier est celuides Chinois: c'est là que se presse la foqle et que se fait tout le travailde la colonie. 
Même le quartier portugais, Praya-Grande, est partiellement envahi par les enfants de Ilan: il leur est défendu d'y construire des maisons, mais ils achètent celles des anciens maîtres lusitaniens, etremplacent l'image de la madone par l'autel des ancêtres. 
La ville de Macao est bien située pour lecommerce. Elle occupe, au sud d'une grande île du delta, la plage méridionaled'une presqu'île accidentée, de 51 kilomètres carrés, qui se rattache àla terre ferme par un cordon de sable, la «Tige du Nénuphar», jadiscoupé de fortifications; au nord, sur le territoire chinois, on distingue les murailles de la ville de Tsing chan ou du «Mont Vert», à laquelle les Portugais ont donné le nom de Casabranca. La rade, protégée contre les vents du large par des îles montueuses, donne accès aux grands navires etaux jonques venues de l'intérieur, soit par la rivière des Perles, soit par l'estuaire occidental du Si kiang. Pendant près de trois siècles, Macao eutle monopole du commerce de l'Europe avec l'empire Chinois, mais l'ouverture d'autres ports aux échanges internationaux priva la ville portugaise de ses avantages exclusifs, et ses marchands, n'ayant plus à s'occuper de l'expédition des denrées, se mirent à faire le trafic de chair humaine: les barracôes de Macao devinrent les entrepôts des coulis capturés ou achetés dans les îles et sur le littoral, puis expédiés sous le nom d'engagés volontaires au Pérou et dans les Antilles. Les réclamations du gouvernement de Peking mirent un terme, en 1875, à cette hideuse traite, et désormais les engagements des émigrants présentent quelques garanties desincérité; en outre, la plu part des contrats se signent maintenant à Hoang pou, sur terre chinoise. 
C'est à ses maisons de jeu que Macao doit sanotoriété actuelle parmi les cités de l'Extrême Orients. Le commerce local, presque entièrement entre les mains des négociants chinois, a quelque importance pour l'expédition desriz, des thésdes soies, du sucre, de l'indigo; mais presque tout ce trafic se fait par jonques, et peu de navireseuropéens se présentent dans le port: la plupart apportent du sel de Cochinchine. Le conseil municipal ou Leal senado (sénat loyal) est élu par lesuffrage universel.
Macao est fameuse dans l'histoire littéraire. Camoes y sé journa dix-huit mois, en 1550 et en 1560, et l'on dit qu'il y écrivit unepartie des Lusiades. Le propriétaire d'un jardin, «nommé le Parc de la Tourterelle blanche», montre un rocher fendu, formant une sorte de grotteque la tradition a consacrée comme le lieu dans lequel se retiraitle poète: ce serait là le «refuge conforme à ses soucis» où Camôes,se cachant «dans les entrailles du rocher, à la fois vivant et mort, enseveli etvivant», pouvait «gémir sans mesure et sans contrainte». Dans lecimetière de la ville est la tombe de Morrison, un des savants qui ont le plus faitpour l'étude de la langue et de la géographie chinoises. François deXavier, le célèbre missionnaire jésuite qui introduisit le catholicisme au Japonet qui fut canonisé comme «protecteur des Indes», mourut, en 1552, dansune île du littoral voisin, Tchangtchouen ou Sancian, dite Saint-John par les marins anglais. 
Les Anglais de Hongkong ont acquis de nombreuses villas dans les alentours de Macao, pour y jouir de la brise marine qui souffle régulièrement sur les côtes. 
A l'ouest de Macao se succèdent un grand nombre de ports sur le littoral de la Chine, des deux côtés de la péninsule projetée vers l'île de Haïnan; mais un seul havre de la région est ouvert au commerce européen, celui de Pakhoï (Peï haï) ou «MerBlanche», situé au bord d'une lagune, sur une plage méridionale de l'estuaire de Lientcheou, dans lequel remonte le flux du golfe de Tongking: les premiers navires européens ne se présentèrent dans la rade qu'en l'année 1879, et le mouvement des échanges avec l'extérieur n'a plus'élever encoreau niveau de celui des autres ports!; le poisson salé est le principal objet du commerce local. Mais il est certain que Pakhoï prendra de l'importance: là commence une route directe par Lientcheou et Yulin vers les districts fertiles du Yu kiang, dont les denrées s'expédient maintenant vers la mer par le long et pénible. (...)

sexta-feira, 16 de outubro de 2020

Macau e a SGL

Em Lisboa, na Rua das Portas de Santo Antão, para além do Coliseu dos Recreios, está a Sociedade de Geographia de Lisboa (SGL) fundada em 1875 como objectivo de promover e auxiliar o estudo e progresso das ciências geográficas e correlativas, em consequência do aumento do interesse dos países europeus pelo continente africano. A SGL passou para este edifício em 1897.
No primeiro andar fica a Biblioteca, com um espólio bibliográfico composto por cerca de 62.000 obras, inúmeras revistas e aproximadamente 6.000 documentos manuscritos. Noutra sala, a Mapoteca com uma riquíssima colecção cartográfica, desde atlas, mapas e plantas, portuguesas e estrangeiras.
No segundo andar, considerado o andar nobre, fica a "Sala Portugal", destinada ao Museu Histórico e Etnográfico, grandes recepções e sessões solenes. O Museu contém objectos culturais originários da África Ocidental, Central, Oriental, Índia, China (incluindo Macau), Japão e Timor. Na "Sala Algarve" estão as estátuas de Vasco da Gama, do Infante D. Henrique e de Camões, e um grande planisfério luminoso com as rotas dos Descobrimentos, feito expressamente para a Exposição Internacional de Paris de 1931. Na "Sala da Índia" estão os retratos do Rei D. Carlos e da Rainha D. Amélia, com dedicatórias autografadas e um Escudo Nacional de madeira de teca.
Na "Sala dos Padrões" fica o acervo museológico constituído por um conjunto de peças ligadas aos Descobrimentos Portugueses, destacando-se os padrões de pedra colocados na costa africana.
De salientar ainda a publicação ininterrupta desde 1876 do Boletim da Sociedade, publicação de grande prestígio sobre temas como a Expansão portuguesa, História, Antropologia e Etnografia, Ciências da Natureza.
Entre os inúmeros documentos sobre Macau existentes na SGL realço apenas alguns:
- Planta da Península de Macau / Sociedade de Geografia de Lisboa; reduzida e desenhada por António Heitor, Conductor civil Obª Pº Macau; lith. Assumpção; Lithographia da Imprensa Nacional.  Escala 1:5000. - Lisboa : Sociedade de Geografia de Lisboa, 1889 (imagem ao lado).
- O Centenário da Índia 1898: exposição / Comissão Nacional para as Comemorações dos Descobrimentos Portugueses, Sociedade de Geografia de Lisboa. Lisboa, 1998.
- Sessão solemne da Sociedade de Geographia de Lisboa em a noite de 16 de Maio de 1898: presidencia de Sua Magestade o Rei. Lisboa, Imp. Nacional, 1899.
- A Responsabilidade portuguesa na convocação do X Congresso Internacional dos Orientalistas: relatório, G. de Vasconcelos Abreu, SGL, Lisboa, 1892.

quinta-feira, 15 de outubro de 2020

Postais: "Soldados da Polícia Moura" e "Soldados Chinezes da Polícia"

O postal ilustrado abaixo foi feito tendo por base uma fotografia de estúdio com dois polícias mouros. Faz parte da colecção "Colónias Portuguesas" publicada em Portugal ca. 1900/1910.
Este corpo de polícia foi criado em 1873 tendo sido construído um quartel de propósito, o denominado Quartel dos Mouros (que ainda existe). Por volta de 1880 estavam em Macau 150 soldados indianos, vindos de Goa/Índia Portuguesa, para serviços de patrulha da cidade. Até pelo menos à década de 1940 continuaram a ser recrutados.

Da mesma colecção faz ainda parte este postal (acima) intitulado "Soldados Chinezes da Polícia". O 'cliché' é da A. de Magalhães e foi também feito em estúdio (o cenário é o mesmo).

quarta-feira, 14 de outubro de 2020

Sobrescrito com 5 carimbos: 1876

Na imagem temos um sobrescrito com cinco carimbos. O primeiro carimbo, da esquerda, prova tratar-se de uma correspondência de 1876. Na altura não havia ainda correio oficial em Macau (era assegurado via Hong Kong daí o nome Macao) e nem sequer selos (só a partir de 1884). Já o carimbo da parte superior direita "Pago em Macao" tem não só uma dupla circunferência como ostenta a coroa britânica. 
O carimbo "60" diz respeito ao valor dos portes enquanto o carimbo rectangular "Via de Gibraltar" indica uma das quatro vias pelas quais o correio entre Macau e Portugal (e vice-versa) circulava na época: via de Gibraltar e Suez até Hong Kong por paquetes britânicos (por exemplo, da P&O); via Brindisi (Itália) e Alexandria e depois Hong Kong; via Marselha e Suez e depois Hong Kong através dos paquetes franceses da Messageries Maritimes (ver imagens abaixo); mais raramente, via os navios mercantes ou navios de guerra portugueses, apenas quando o endereço do destinatário era o nome da navio.
Resta acrescentar que esta carta foi recepcionada no correio de Lisboa a 14 de Maio de 1876 (carimbo do lado inferior direito).
Boletim da Província de Macau e Timor - 1877

terça-feira, 13 de outubro de 2020

"A Grande Chacina" e o "Tufão Perdido no Mundo"

Nas "Efemérides da História de Macau", Luíz Gonzaga Gomes refere que a 13 de Dezembro de 1924 "Seis prisioneiros chineses que estavam trabalhando na construção duma estrada na Ilha de Coloane, tentaram evadir, agredindo de surpresa e barbaramente duas praças africanas que os estavam vigiando e, depois de as terem desarmado, dirigiram-se ao quartel, onde mataram o 1.º Sargento Manuel Ferreira da Silva que comandava o posto militar da povoação de Ká-Hó, sendo depois mortos cinco e capturado um."
O tema viria a ser capa de um semanário em Portugal, o "Domingo Ilustrado" (1925-1927) na edição de 8 de Fevereiro de 1925, com o título "A Grande Chacina de Macau". 
O jornal é o equivalente aos actuais tablóides de pendor sensacionalista. 
O caso ocorreu em Ka-Hó, na ilha de Coloane.
Escreve o jornal que “Em pleno areal de Cka–Hó, um posto numa ilha de um kilómetro quadrado, os presos insubordinaram-se, assassinando com as ferramentas do trabalho os soldados portugueses. Depois correram ao quartel e mataram o sargento comandante, ferindo mais praças. 
Por fim, no meio da carnificina, ficaram abatidos cinco dos revoltados e todos os soldados feridos e mortos”.
A ilustração, explica a publicação, é uma "reconstituição (dos acontecimentos) sobre documentos e fotos fornecidos na Sociedade de Geografia, por um oficial que já comandou este posto".


Veja-se outro exemplo da abordagem jornalística,  na mesma publicação, também sobre Macau, na edição de 3 de Outubro de 1926, mas a propósito de um tufão.
A ilustração é acompanhada do título "O Tufão que anda perdido no Mundo!" e com a seguinte legenda:
Na Metrópole, nas ilhas, em Macau, um tufão, que os homens de sciencia classificam como sendo o mesmo, produz estragos formidaveis. Quando tomará pressão normal a enorme massa de ar?
Trata-se de um tufão que assolou Macau a 25 de Setembro de 1926.
O Diário de Lisboa escreve a 28 de Setembro:
"Um violento tufão assolou esta cidade. Nem todos os juncos de pesca que estavam ao largo recolheram, receando-se que a maior parte se tenha afundado causando a perda de muitas vidas. Os estragos no litoral são relativamente pouco importantes."
O cruzador "República" viria a ser afectado pelo tufão "indo encalhar sem avaria no lôdo para as bandas da Lapa. (…) Devo no entanto informar V. Exa.ª de que este tufão foi anormal, surpreendendo os observatórios de Hong Kong e Macau, os quais só poucas horas antes da passagem do meteoro anunciaram a sua aproximação desta região. O navio continua sem a menor avaria, devendo fazer-se a primeira experiência de o flutuar no próximo dia 12 de Outubro", explica Guilherme Ivens Ferraz, Comodoro do "República", numa carta enviada a partir de Macau ao Ministério da Marinha, a 8 de Outubro desse ano.

segunda-feira, 12 de outubro de 2020

O "Programma de Instrucção Primária" em meados do século 19

Os 4 "annos" lectivos da "Instrucção Primária" em 1877 eram compostos por sete disciplinas:
Leitura (do 1º ao 4º anno); Escripta (do 1º ao 4º anno); Arithmética (do 1º ao 4º anno); Ensino Religioso e Moral (1º ao 4º anno); Grammatica (3º e 4º anno); Rudimentos da História de Portugal (4º anno); Noções de Geographia e chorographia de Portugal (3º e 4º anno).

Nesta época o ensino primário oficial (em português) ainda não estava sistematizado e existiam várias pequenas escolas - a par dos tutores privados - espalhadas pelas várias freguesia (total de 7) da cidade de Macau. 
Atente-se neste "Aviso" de 1876:
“Para conhecimento daqueles a quem possa interessar e dos pais e tutores das meninas, se publica que a professora da extinta escola da instrução primária da freguesia da Sé, D. Astéria Coelho dos Santos, foi transferida para a de S. Lourenço, e que o funcionamento da respectiva escola, terá começo em 1º de junho próximo futuro, na casa nº 51, sita na Praia Grande. 
Secretaria do Governo de Macau, 31 de Maio de 1876.”

Por volta de 1878, além das escolas públicas havia ainda 16 escolas privadas que tinham 407 alunos, dos quais 245 eram do sexo masculino e 162 do sexo masculino. 
Segundo o regulamento interno do Colégio de Santa Rosa de Lima, em 1875 o ensino primário dividia-se em duas classes; a primeira tinha 4 disciplinas: Leitura, Escrita, Operações Fundamentais de Aritmética (números integrais e fracções) e Religião Católica e Catecismo. A Leitura dividia-se em seis: Introdução à Gramática e Princípios de Análise, História de Portugal, Resumos de Geografia e Geografia das Províncias Ultramarinas de Portugal, Base do Protocolo, Aritmética e Uso e Explicação dos Sistemas de Pesos e Medidas e Desenho e Sua Aplicação Eficaz na Vida Diária.
A 3 de Setembro de 1883 era inaugurada a Escola Central do Sexo Masculino, fundada pelo Leal Senado, sendo-lhe anexadas as Escolas Primárias do Governo (3) e do Seminário (1). Tinha 4 professores e 175 alunos.

domingo, 11 de outubro de 2020

A Embaixada de Manuel de Saldanha

A Embaixada de Manuel de Saldanha ao Imperador K'hang hi em 1667-1670 
De Durval R. Pires de Lima 
Lisboa: Tip. e Papelaria Carmona, 1930.

Depois de Fernão Mendes Pinto e Tomé Pires esta terá sido a mais significativa tentativa de estabelecer relações diplomáticas com a China por parte de Portugal. Feita a pedido das gentes de Macau.
Os padres jesuítas - em Pequim muitos dos seus nomes perduram até hoje - foram esperar Manuel de Saldanha a Tianjin para, com o embaixador português, fazerem o último percurso do Grande Canal até Pequim, enquanto lhe ensinavam as regras do cerimonial chinês para ser recebido pelo imperador da dinastia Qing, Kangxi (1661-1722). 
Inúmeras 'embaixadas' se seguiriam...

Eduardo Brazão (1907-1987), que cônsul de Portugal em Hong Kong, escreveu em 1948 um livro sobre o tema - Subsídios de para a historia das relações diplomáticas de Portugal com a China: a embaixada de Manuel de Saldanha -  de que retirei este pequeno excerto:
"A vida não decorria tranquila no Império do Meio, o que era mau presságio para os comerciantes de Macau. Manuel de Saldanha, diplomata experiente, foi enviado a Pequim ao grande Kang-Si para trazer da boca do imperador garantias de estabilidade e as difíceis licenças para o comércio com a China. A morte colheu Manuel de Saldanha já no fim da sua melindrosa missão; no entanto, tinha conquistado de tal modo as boas graças de Kang-Si, que este o fez sepultar com todas as honras devidas aos mais distintos mandarins do seu império."

Sugestão de leitura adicional:
Manoel de Saldanha, embaixador extraordinario del Rey de Portugal ao Emperador da China e Tartaria (1667-1670), escrita pelo Padre Francisco Pimentel Escrita pelo Padre Francisco Pimentel e documentos contemporaneos. Compilados e anotados por C.R. Boxer e J.M. Braga. Macau: Imprensa Nacional, 1942.
Excerto desta obra
"Chegou esta proibição do comércio a Macau no ano de 1662, em que mandava o Imperador que em todo seu Império, com pena de morte, não anda assim no mar nem uma só tábua nem houvesse comércio algum com gente de fora, e como os mora dores desta cidade não tinham bem algum de raiz, nem um palmo de terra sobre que cair mortos, tirar-lhe o comércio foi o mesmo que tirar-lhe a vida; contudo nos primeiros anos se foram sustentando com os cabedais que tinham grangeado, esperando que o Imperador vendo que o cevão florescia como dantes sem o contrato da China, e sabendo o estrago que fez em seus vassalos, e rendas com tão bárbaro decreto desenganado que com ele não fazia dano aos inimigos senão a si, e aos seus vassalos, viesse a levantar esta proibição. 
Porém ele como tirano, e temeroso de perder o Império, que usurpou, foi continuando com maior rigor a observância do seu negro decreto, até que os de Macau se resolveram em Novembro de 1667 a pedir com toda a instância ao Vice-Rei da Índia o Senhor Conde de São Vicente João Nunes da Cunha que ele mandasse um Embaixador em nome d'El Rei Nosso Senhor para que indo à Corte, e falando com o Imperador lhe apresentasse o miserável estado desta cidade e recebesse dele alguma representação no comércio para se poderem sustentar, porque só por este caminho luzia alguma esperança de remédio a tantos males. Não achou o Senhor Vice-Rei quem se atrevesse a tomar sobre si tão árdua empresa, senão ao Senhor Manuel de Saldanha, que movido mais pelo zelo da Fé, que nestas partes principalmente depende da conservação desta cidade e do serviço d'El-Rei Nosso Senhor, e não de outro algum interesse, mal convalescido de uma grande doença se embarcou em Goa, e depois de passar na viagem horríveis perigos de que escapou por evidente milagre chegou doente a esta Cidade aos 4 de Agosto, e doente se embarcou logo para a Cidade de Cantão, Metrópole desta Província aonde os Governadores dela o detiveram mais de dois anos pelas coisas que ao adiante contarei até que finalmente chegou ordem do Imperador em que mandava que sem mais réplica alguma partisse logo para a Corte".

sábado, 10 de outubro de 2020

Da Identidade dos Macaenses

Historicamente, a população de Macau tem duas componentes étnicas principais: Han-chineses (principalmente das províncias de Guangdong e Fujian) e Portugueses, da Europa (reinóis/metropolitanos) e Euro-asiáticos (macaenses). (...)
Em Portugal, a referência a pessoas de determinada localidade expressa-se, pelo adjectivo derivado do nome da mesma localidade. Por exemplo: lisboeta é o natural de Lisboa, ou gente de Lisboa. Na China, a forma para designar a naturalidade é semelhante. Por exemplo: Beijing ren, Xangai ren (gente de Pequim, gente de Xangai).
No caso de Macau, único em todo o território da China, Ao Men ren (gente de Macau, em mandarim) Ou Mun yan (em cantonense) é uma designação que não inclui toda a população de Macau. Na minuciosa especificação que os chineses fazem da população de Macau, Ao Men ren ou Ou Mun yan não significa toda a população de Macau. Significa, apenas, a população chinesa de Macau.
Os macaenses são designados, pelos chineses de Macau, por “t’ou-san” (filhos e filhas da terra, habitantes locais).
A população chinesa de Macau distingue os portugueses em: macaenses e reinóis, ou metropolitanos. Aos euro-asiáticos ou macaenses chamam “t’ou-san”, como já se disse. Aos “portugueses de Portugal” chamam “Kuai-lôu” (gíria: diabo, ele ou ela). E especificam ainda o género: “ngau-sôk” (lit.: tio boi) e “ngaû-pó”(lit.: mulher vaca).
Por seu lado, os macaenses distinguem-se dos chineses. Tradicionalmente autodenominavam-se “macaístas” ou “maquistas” e designavam os chineses por “chinas”.
Os chineses de Macau que recebiam o baptismo e adquiriam um nome cristão/português eram conhecidos por “chong cao” (convertido ao cristianismo, novo cristão).
O peso social dos macaenses em Macau outorgou-lhes a distinção social “t’ou-san” que, ao mesmo tempo, impede “Ao Men Ren” ou “Ou Mun yan” de significar “todos os naturais de Macau”, como acontece em todas as localidades do Continente. Isto significa que, do ponto de vista dos chineses de Macau, a sua terra é uma singularíssima excepção na China. É deles. Mas é, também, dos macaenses.
Sugestão de leitura: "Os Macaenses"
Padre Manuel Teixeira, 1965


O fenómeno da miscegenação não é vulgar no interior da China. Quando existe alguém, meio chinês e meio estrangeiro, a designação é “Hun Xue Er”, literalmente: misturado; mestiço.(...)
A comunidade macaense euro-asiática de origem chinesa, bem como os precedentes macaenses euro-asiáticos de origem não-chinesa, atribuíam um peso desigual aos elementos constitutivos da sua herança cultural ambivalente.
Historicamente, a componente portuguesa era maximizada e a componente asiática secundarizada.
Para um observador menos atento, certos comportamentos, com maior visibilidade no relacionamento de netos luso-chineses com avós maternos chineses, poderiam parecer incompreensíveis. Não resultando de conflito inter-geracional, a sua origem situava-se em “zona de diferença étnica”, aprofundada por eventual incompatibilidade cultural (escarro ou arroto ruidoso, uso dos pausinhos que vão à boca para retirar comida da travessa, etc.).
A primeira geração de um casamento luso-chinês (homem português com mulher chinesa é o “casamento regra” entre 1945/74) é detentora de uma herança biológica mestiça paritária (50% chinesa-han/50% portuguesa-europeia). Mas este equilíbrio genético – que se mantém pela vida fora – não é observado no desenvolvimento comportamental dos indivíduos.
Segundo Albert Bandura, psicólogo contemporâneo que elaborou a teoria da aprendizagem social, uma das mais importantes fontes de influência na aprendizagem humana é o comportamento dos outros. Diariamente somos expostos a uma enorme multiplicidade de modelos que, em diferentes contextos, exibem, desde os comportamentos mais simples, aos mais complexos. A observação desses comportamentos e das suas consequências será, em grande parte, determinante na aprendizagem.
Mas a aprendizagem humana é selectiva. Os indivíduos tendem a imitar as figuras que lhe são significativas.
Em regra, na primeira etapa da vida, o horizonte de observação e aprendizagem do indivíduo é o seu ambiente familiar, nomeadamente a estrutura interna da família.
Quer na China, quer em Portugal, a autoridade parental, o papel de liderança da família, é atribuído ao marido / pai. Daí decorre a assumpção da herança cultural paterna como património familiar principal, mesmo quando ele opta pela educação dos seus filhos no exterior ou em escolas estrangeiras.
Sugestão de leitura: Galeria de Macaenses Ilustres do século XIX
Padre Manuel Teixeira, 1942


Os casamentos inter-étnicos luso-chineses são principalmente entre homens portugueses e mulheres chinesas. Em tais casamentos, as referências culturais portuguesas são transmitidas de uma geração para a seguinte como as principais referências. Uma das decisões mais importantes nos casamentos luso-chineses diz respeito à educação das crianças. A educação nas escolas portuguesas era a escolha óbvia. Tão óbvia quanto a autoridade do pai dentro da família.
A opção pela educação em português era a centrifugação definitiva que separava as duas componentes culturais das crianças macaenses, moldando a sua matriz cultural portuguesa e relegando os elementos da sua herança cultural chinesa para a periferia dessa matriz básica.
É, portanto, compreensível que os macaenses falem, leiam e escrevam português, mas, em regra, não podem ler nem escrever chinês, embora falem cantonense.
A capacidade de ler e escrever uma língua é a chave para o acesso à respectiva cultura. No caso dos macaenses, o domínio do português falado e escrito tem sido o factor decisivo da sua ligação à cultura portuguesa. Da mesma forma, a incapacidade de ler e escrever chinês tem sido o factor determinante do seu distanciamento da cultura chinesa, de cujas formas mais eruditas são absolutamente estranhos.
Depois de concluírem os estudos secundários, alguns jovens macaenses, em regra, iam para as Universidades portuguesas e os restantes permaneciam em Macau. Para estes, a sua entrada na vida profissional, principalmente no Funcionalismo Público, coroavam os esforços iniciados com a decisão tomada pelo pai quando eram crianças e recompensava-os com o prestígio social de fazer parte da máquina administrativa que regulava a vida de Macau.
Era impossível e impensável que um jovem macaense completasse o ensino secundário e fosse continuar os estudos numa universidade chinesa, no Continente ou em Taiwan. (...)
Texto de Jorge Morbey
Sugestão de leitura:
Famílias Macaenses, de Jorge Forjaz (1ªedição 1996/2ª edição 2018)
Três volumes com 7,5 kg, 3500 páginas, 245 capítulos, 250 fotografias e 440 famílias registadas e estudadas, eis como se poderia resumir a obra Famílias Macaenses, da autoria de Jorge Forjaz. Uma obra que a Fundação tinha preparado para os mais de 1200 Macaenses que, em 1996, desembarcaram em Macau para o II Encontro das Comunidades Macaenses. Fruto de mais de cinco anos de trabalho ininterrupto em vários continentes, a obra é, afinal, também um encontro, este muito mais vasto, e de dimensão planetária única, de todos os Macaenses hoje espalhados pelo mundo. 

sexta-feira, 9 de outubro de 2020

Brinquedos e jogos tradicionais

Em colaboração com a Associação dos Coleccionadores de Antiguidades de Macau, o Instituto para os Assuntos Municipais (IAM), organiza a exposição "Nostalgia Macau: Brinquedos e jogos tradicionais" que vai estar patente de 9 de Outubro a 22 de Novembro, na galeria do IAM.
Na mostra estarão mais de 300 brinquedos, fabricados entre as décadas de 20 a 80 do século passado em Macau, Hong Kong, China e Japão.
Aviões, bonecas, bisnagas, puzzles, etc... são alguns dos brinquedos presentes na exposição


Em paralelo, vai decorrer a feira de jogos tradicionais, organizada em conjunto com a Associação de Actividades Lúdicas de Macau e inclui vários tipos de jogos: saltar à corda, lançamento de aviões de papel, corridas de sacos, entre outros.

Entre as décadas de 1950 e 1990 a indústria de brinquedos de Macau viveu tempos áureos. A maioria das fábricas situava-se na zona do Porto Interior. Depois multiplicaram-se os casinos e o enfoque da indústria local mudou radicalmente. Hoje em dia quase não existe. A maioria dos fabricantes transferiu-se para a China. Mas houve tempos em que, até em Portugal, a sigla "Made in Macau / Fabricado em Macau" era a marca mais evidente nos brinquedos. Alguns exemplos nas imagens abaixo:




quinta-feira, 8 de outubro de 2020

Grand Hotel Kuok Chai : "linhas modernas e janelas rasgadas"

Num pequeno livro destinado principalmente aos turistas, editado na década 1960 pela Agência Geral do Ultramar, pode ler-se sobre este edifício conhecido pelos nomes de Grand/Kuok Chai hotel: 
“O Hotel Kuoc Chai, situado ao fundo da Avenida Almeida Ribeiro, junto das pontes de desembarque do Porto Interior, onde atracam todos os barcos da carreira Macau-Hong Kong. De linhas modernas e janelas rasgadas, tem 84 quartos. 
No rés-do-chão e no «mezanino» funciona um restaurante de comida europeia, e no 3.º andar outro de comida chinesa. Além dum «Salão de beleza», instalado no «mezanino», existe no 1.º andar um «Salão de dança»
Preços dos quartos:
Singelos (sem casa de banho) 10 patacas diárias
Singelos (com casa de banho) 18 patacas diárias
Dobrados (todos com casa de banho) 25 patacas diárias”

Projectado pelo engenheiro civil macaense João Canavarro Nolasco ao estilo art-déco , o Grand Hotel pertencia à família Fu que detinha o monopólio do jogo no território. Foi inaugurado em Março de 1941 durante a guerra sino-japonesa e a poucos meses da segunda guerra mundial se estender ao Pacífico e passar a ter escala mundial.
Fica (ainda existe o edifício embora desactivado desde a década 1990) junto ao Porto Interior e à ponte-cais 16 (inaugurada em 1948). Fazia parte dos dos chamados "hotéis chineses" do território onde se incluía, por exemplo, o Hotel Central, na mesma avenida, ou o Macau na Travessa das Virtudes e o Oriental. Entre os do tipo "ocidental" destaque para o Bela Vista (antigo Boa Vista) e o Riviera.
O Kuok Chai visto da Fortaleza do Monte: década 1950

Para além do "Salão de Dança", aberto até às 3 da manhã, outro dos atractivos deste hotel inaugurado em 1941 com um total de 9 andares, era o Salão de Chá no último piso  - a part do Central era o edifício mais alto do território - proporcionando uma vista desafogada e magnífica sobre todas as ilhas em redor. 

Numa foto da revista NG feita em 1952 (imagem acima a cores), aquando da visita a Macau do Ministro do Ultramar, pode ver-se o letreiro do Restaurante Kuok Chai.