domingo, 15 de fevereiro de 2015

Les Nuits de Macao: 1933 (2ª parte)

«Pas ici, Foun Sem: viens à l'hôtel Miramar, ce soir, vers onze heures. On te laissera monter? Chambre 44». Onze heures. Je n'ai pas prévenu le portier ; mais elle avait l'air si certaine de pouvoir venir... Onze heures et quart... La demie... Décidément... Un chuchotement, des pas furtifs ; et voici Foun Sem, accompagnée d'une grande fille mince, aux traits accusés, aux cheveux plus fins que ceux des Chinoises. Elles se glissent toutes deux chez moi, Foun Sem présente: «C'est mon amie Affonsi Teize...» Alphonse XIIl ? Que Sa Majesté me pardonne, mais cette petite lui ressemble : visage long et mince, nez bourbonien, lèvre habsbourgeoise. Tout Macao la connaît sous ce surnom baroque qu'aucune Chinoise ne pourra jamais prononcer.
«Affonsi Teize ne parle pas anglais, chuchote Foun Sem, et elle vient voir un Européen qui ne parle pas chinois ; je vais faire l'interprète, puis je reviens...» Avec sa souplesse silencieuse de chatte, elle ressort, entraînant " Affonsi Teize", comme un remorqueur attelé à un transatlantique... Dix minutes, une demi-heure... Petite Foun Sem, tu abuses. Quand tu arrives enfin, tu mérites une petite scène de reproches, qui n'émeuvent guère ton impassibilité orientale. Il ne faut pas se moquer de moi. Tu réponds: «Velly solly (pour very sorry, je suis désolée).» Mais une lueur de malice pétille dans tes prunelles, entre les paupières mi-closes comme celles d'une chatte. Et puis soudain, sur un mot sec, sur une intonation plus dure, ton expression change, et deux larmes perlent soudain au coin de tes yeux. 
C'est mon tour d'être velly solly: pardon, mon petit, faisons la paix; si facilement, quand tes doigts défont les brides de soie vert amande qui, de haut en bas, boutonnent sur le côté ta robe mauve; quand tes gestes ont une inflexion si délicate, et puis si tendre ou si passionnée...
Macao, avril.
Tu viens de partir. Et tout à l'heure je vais m'embarquer pour Hong-Kong. Dans la chambre, je reste seul devant la baie merveilleuse où passent les jonques aux voiles nervurées, que nous regardions ensemble, au matin de chacune de tes visites, durant cette semaine trop courte. De notre dernière matinée, je garde deux images charmantes. Dans la salle de bains dont tu avais laissé la porte largement ouverte, tu as barboté comme une enfant; la baignoire semblait trop grande pour ta gracilité, et je voyais l'eau ruisseler, ondée ou rosée, sur ton corps aux formes à la fois menues et pleines, à peine safranées, de la couleur des roses-thé. Et tu gardais ta grâce tranquille et mesurée de petit félin, tout en souriant avec cette insaisissable subtilité dont il me reste une nostalgie.
Un peu plus tard - plus habillée - tu montrais à mon ami Vicente Silva quelques cuillers de nacre et deux noyaux d'abricot sculptés en bouddhas. De ce que je t'avais donné, cela seul semblait compter; et tu les tenais dans tes mains fines en les regardant de tout près, avec une joie passionnée; comme Vicente ne comprend pas l'anglais, tu lui roucoulais des mots chinois qu'il comprenait encore moins, mais où il entendait un accent de plaisir irraisonné; et c'était soudain une explosion d'enfantillage, ravissante parce que si spontanée, et parce qu'elle contrastait si fort avec ton raffinement, et ta philosophie fataliste de petite prostituée d'Orient. Adieu, Foun Sem ! Ou peut-être, au revoir!

sábado, 14 de fevereiro de 2015

Les Nuits de Macao: 1933 (1ª parte)


A "Audaces: revue de Paris" era uma publicação mensal francesa. Na edição de Julho de 1933 Charles Monbase assina o artigo intitulado "Les Nuits de Macao". A história (verídica?) destas "noites de Macau" passa-se no Beco da Felicidade no final de Março/início de Abril de 1933.
Monbase refere-se no artigo a dois amigos portugueses (Jorge Madeira e Vicente Silva) e um hotel... o Miramar. Este nome suscita algumas dúvidas. Não tenho conhecimento de um hotel assim denominado no território à época. Acresce que pela localização referida (frente a uma baía onde passam juncos) tudo indica ser uma referência ao hotel Riviera.  Mas pode muito bem ter existido um Miramar naquelas noites da década de 1930.
Para além de algumas das ilustrações que surgem no artigo original, acrescentei duas imagens recentes do Beco da Felicidade e um detalhe da Rua da Felicidade já nos anos 60, uma zona que contribua para o facto de já nos primeiros anos do século XX Macau ser a "cidade dos prazeres".
De referir que a prostituição era uma actividade legal até meados do século XX. Havia mesmo um regulamento próprio (falarei disso numa próxima oportunidade) sendo as meretrizes (mulher pública, rameira, prostituta, marafona)  e suas 'meninas', sujeitas a controlo regular por parte das autoridades, nomeadamente em termos de saúde. Em 1936, por exemplo, foram realizadas 11.326 inspecções. A proibição da prostituição em todas as províncias ultramarinas foi decretada em 1954. 
Macao, Chine, fin mars.
Ru fond de la place triangulaire, la façade du (an-tan Ung Hang et Cia, vert-pâle, surchargée d'ornements de plâtre, de dorures et d'inscriptions chinoises, rayonne de ses mille lampes; un flot de lumière blanche aveuglante, ruisselle sur les maisons voisines, barbouillées de rouge, rejaillit sur les balcons, sur les enseignes verticales noir et or, sur les grands pots de fleurs. On lit au-dessus des portes: « Sui Yuen Yung Kec, came de vaca, «Sapateria Sin Yuen», « Garage Mei Seng « Tai Heng relojoaria ».
Et le marchand de cartes postales affiche le portrait de Mme Marlènc Diétrich. Ce qui marque l'internationalisme de notre temps, et l'empreinte du Portugal sur les horlogers, les cordonniers et les bouchers chinois de ce coin d'Extrême-Orient.
Il est sept heures du soir. Les passants se hâtent vers leur demeure, ou plus volontiers vers les maisons de jeu. D'une ruelle obscure surgissent sans cesse de minces silhouettes qui, à l'éclat du /an-tan de M. Ung Hang, deviennent de lumineuses créatures, jeunes, fraîches, fardées, tête nue, coiffées sans défaut, enfin, gentilles à l'extrême dans de longues robes collantes, toutes droites, fendues sur la jambe, et boutonnées depuis le genou jusqu'au haut bord d'un col militaire: mauves, roses, vert-pâle, brochées de fleurs du même ton, les soieries chatoient, encontraste avec la médiocrité pittoresque du décor.
Parler à l'une de ces petites? la suivre?... Elles sont déjà suivies, non pas d'un protecteur de mélodrame, l'espèce étant assez rare à Macao, mais d'une protectrice. Une Chinoise, fanée ou vieille, marche à quelques pas, portant un instrument à cordes enfermé dans sa boîte à forme de trapèze. C'est Varna, la patronne de la petite ; elle l'escorte jusqu'au restaurant ou à la demeure où la gracieuse enfant va nasiller des chansons chinoises pour égayer la fin d'un repas entre mandarins.
Certaines, au vrai, vont seules, ou par couples, souriantes et parées; leur élégance ne laisse guère de doute sur leur profession, qui est de distraire les hommes: mais elles ne répondent jamais à un regard, moins encore à une parole et leur sourire est pour chacun et personne. Me voici dans la ruelle d'où elles sortent, pareilles à des abeilles issues de la ruche. Tout au bout, un passage s'ouvre derrière un arc banal illustré de mots prometteurs: Becco das Felicidades, Venelle des Félicités... Dans la pénombre trouée par les lumières venues des maisons basses, on s'aventure sur un sol inégal ; il flotte une odeur épicée: à chaque rez-de-chaussée entr'ouvert sur la rue, je vois un autel à la chinoise; une grande peinture de fond, figurant un terrible génie bariolé de rouge, de vert et d'or, masque la paroi; des vases s'alignent sur l'autel, quelques-uns fleuris; dans des pots, des bâtonnets d'encens - une poudre de santal agglomérée et aromatisée - se consument langoureusement. Chaque maison est occupée par une demi-douzaine de femmes, depuis la petite fille jusqu'à l'antique sorcière; toutes vous regardent au passage, autant qu'elles peuvent vous discerner dans les reflets incertains; puis elles reprennent leur éternelle partie de mah-jong et les dominos claquent sur la table.
Jamais un appel, une invite, un geste; tout est décent, imprégné de bonne éducation ancestrale... Rien de l'atmosphère triste et menaçante des quartiers réservés d'Europe. Ce serait drôle d'entrer là, au hasard; ou bien de voir vers quelle maison se dirige cette petite en taffetas bleu qui vient de me frôler et qui se hâte, d'un air effaré. Maudite ignorance de la langue chinoise! Tout a une fin, même le Becco das Felicidades. Allons, il n'y a plus qu'à reprendre le chemin de l'hôtel: «Rickshaw!» Dix pousse-pousse m'entourent, sans que je sache d'où ils ont surgi, et chacun veut persuader qu'il était le premier. Au milieu de ce bel embarras, et cherchant à expliquer au plus intelligent du lot: «Hôtel... Miramar Hôtel... Hôtel Miramar... »
Une voix amicale s'élève, avec toute la chaleur sonore de la sympathie portugaise : deux amis lusitaniens que j'ai à Macao dispersent la meute des rickshaws, et nous repartons tous trois de compagnie dans le dédale de rues étroites, entre les éventaires où s'épanouissent les canards laqués, et les échoppes de prêteurs sur gages, les fumeries d'opium ou les maisons de fan- tan. je remarque, au passage: «Ces petites Chinoises sont exquises...»
Mon ami Jorge Madeira, qui connaît Macao pour y vivre depuis dix ans, sourit ; et, Portugais, comprend sans réticence: «Vous voulez?... Venez.» Nous tournons le dos au Becco das Felicidades; si je ne mettais toute ma confiance en Madeira, je croirais qu'il me conduit vers un guet-apens, tant les rues sont obscures et enchevêtrées. Un dernier passage, un cul-de- sac, une ou deux lumières filtrant à travers des jalousies, une porte entr'ouverte, un escalier casse-cou, droit comme une échelle, deux étages, une sorte de petit salon où se groupe un mélange hétéroclite de vieux meubles européens, style Troisième République, de bibelots de bazar, de pacotille japonaise et de bonnes céramiques chinoises.
L'orna, qui a l'air respectable, distingué et médiocre d'une directrice de pension de famille, claque des mains, et bientôt un trottinenicnt de souris le long de l'escalier précède l'entrée de trois petites créatures serrées dans leur robe droite, au col montant et aux manches collantes. Simples, gentilles, elles ont une grâce plus amicale que tendre. L'une d'elles, tout de suite, est venue contre moi, et bavarde en anglais - un anglais un peu brise, truffé parfois d'un mot portugais. Elle est menue, fragile, et ses mains minuscules disparaissent tout entières dans les miennes ; son visage chiffonné a une expression un peu moqueuse, qu'accentue le plissement malin des yeux. Combien de générations a-t-il fallu, et quelle antique civilisation, pour arriver au raffinement inné de cette petite bonne femme? 
Et quelle Européenne, de si bonne race qu'elle soit, pourrait sans honte mettre sa main auprès de la main que je tiens avec le respect qu'on porte aux bibelots précieux?
Un bracelet d'or plat ceint le poignet, et j'y lis, en caractères romains, Foun Sem. La petite chinoise acquiesce, en réponse à un regard interrogatif: «Oui, c'est mon nom... Je suis de Hong Kong, c'est pour cela que je'parle anglais... Ma famille vit là-bas... Je vais la voir de temps en temps...» Plus tard, elle me dira: «La moitié de ce que je gagne est pour Varna ; le reste, je l'envoie à ma mère... L'ama n'est pas mauvaise; il y en a de pires qu'elle...»
Petite Foun Sem que mon ami le Portugais a déjà surnommée Papillon, c'est toi que je cherchais sans le savoir; l'une de tes compagnes est plus belle que toi, peut-être ; l'autre est ronde et potelée à souhait : telle la légendaire Boule-de-Suif ; mais ton petit corps souple et tiède, contre le mien, laisse deviner sa perfection fine; tu représentes toute cette exquise délicatesse de la race chinoise ; je ne chercherai pas plus loin. 
continua...

sexta-feira, 13 de fevereiro de 2015

"Fonte dos Amores" na Taipa

Uma leitora sugeriu-me que por estes dias escrevesse algo a propósito do Dia Dos Namorados (S. Valentim). O que me ocorreu de imediato foi recorrer à toponímia local e a primeira lembrança foi a Travessa da Paixão e a Rua da Felicidade, mas de que já aqui falei. Entretanto lembrei-me da "Fonte dos Amores" na Taipa e por isso aqui ficam estas imagens. Mas talvez ainda me venham a lembrar de mais...
 
cenário do filme "Project A" de Jackie Chan em 1983
A mesma perspectiva mas numa imagem já do início da década de 1990: 
indicação da Casa Museu e um mini-moke

quinta-feira, 12 de fevereiro de 2015

Tamagnini Barbosa à saída de Portugal em 1937

Aspecto do banquete oferecido a Artur Tamagnini Barbosa a 11 de Fevereiro de 1937 pouco antes da partida para Macau onde tomaria posse pela terceira vez como governador. Foi nomeado em Dezembro de 1936.
O governador (apenas nomeado nesta altura) com sua família e pessoas que lhe foram apresentar cumprimentos de despedida a 8 de Março de 1937 em Lisboa. O auto de posse seria publicado no Boletim Oficial n.º 15 de 10 de Abril de 1937 e no dia seguinte Artur Tamagnini de Sousa Barbosa (1880-1940) toma posse (imagem abaixo) pela terceira vez como governador de Macau, local onde nasceu e onde viria a morrer em Julho de 1940.
Imagens: Arquivo da Torre do Tombo e revista "Ilustração" de 1937

quarta-feira, 11 de fevereiro de 2015

Algumas curiosidades da história de Macau no século XIX

No primeiro de Abril de 1829, D. Manuel de Portugal e Castro oficia de Goa para o Leal Senado da Câmara da Cidade do Nome de Deus de Macau para que esta instituição “mandasse fazer nesta Cidade as demonstrações de alegria pela feliz chegada do Sereníssimo Senhor Infante D. Miguel à Côrte de Lisboa”, e “ordenando-lhe que tenham lugar todas aquelas demonstrações de regozijo público, que em tão grandes e faustas ocorrências se costumam fazer, cumprindo que os habitantes destes Estados se persuadam que um dos principais desvelos às solicitudes do dito Sereníssimo Senhor Infante Regente em nome d’El-Rei, a bem da Monarquia Portuguesa serão sempre os interesses e prosperidades dos mesmos Estados, em que já se tem começado de entender”.
No “Boletim do Governo da Província de Macau, Timor e Solor”, publicado no dia 24 de Setembro de 1846, é registado o propósito de ser criado um novo jornal “A Voz dos Macaístas”, nestes precisos termos: 
“Tendo eu achado a permissão do Governo, para dar uma Folha semanal, que será intitulada – A Voz dos Macaístas – faço por esta constar a vós Macaístas. Macaístas! Faço por esta circular, saber-vos, em como me acho já estabelecido em Hong-kong, e pronto a dar publicação de um Periódico intitulado – A Voz dos Macaístas – no qual serão francas as colunas para todos e quais quer correspondências; advertindo aos meus concidadãos, que se eu abandonei a minha Pátria, foi por que me negaram a permissão de publicar o meu Periódico, talvez com receio de que nele se falasse verdades a eles pesadas ; mas o triste e lamentável estado a que se vê agora reduzido Macau, foram estes motivos suficientes, que me obrigou a largar a minha Pátria, e expor a todos os perigos, vindo estabelecer em um país estrangeiro, por que na Pátria é negado a liberdade de Imprensa: por tanto reanimai-vos Macaístas! é já tempo de fazer soar ao longe os vossos justos clamores! eu vos ofereço as minhas colunas, aproveitai-vos delas ! só vos peço que me coadjuveis com as vossas assinaturas ao meu Periódico, assegurando-vos que o meu intento é só de suplantar intrigas, desmascarar os perversos , abater os vícios e fazer triunfar os inocentes oprimidos! Hei Macaenses, ajudai-me nesta árdua e dificultosa tarefa! coadjuvai-me para que as justas queixas dos inocentes que possam por este meio chegar até aos augustos pés da nossa benigna Raínha, que nunca deixou de prestar ouvidos compassivos aos infelizes Macaístas! e clamai livremente. Não deveis temer! Macau! Quem te diria que havias de te ver reduzido num tão lamentável estado! Chorai Macaístas! Chorai! a desgraça da vossa Pátria. Ele sairá a luz no primeiro de Outubro próximo vindouro, por ano $8 , por 6 meses $5. As correspondências devem vir acompanhadas de um bilhete do seu autor para meu consto. Todo o pagamento deve ser adiantado. 
Hongkong, Victoria, 18 de Setembro de 1846. M.M.D. Pegado”. Mercê de circunstâncias várias e de uma conjuntura política hostil, este projecto jornalístico não chegou a arrancar. Manuel Maria Dias Pegado esteve ligado a várias iniciativas editoriais e jornalísticas.

Em Novembro de 1859 entraram no porto de Macau os seguintes navios : “Drie Gebroiders”, de Vampú ; “Hap Shan”, de Henan ; “Edward et Julie”, de Hongkong ; “Twee Jeannes”, de Vampú ; “Júpiter”, de Vampú ; “Georges & Henry”, de Ningpo ; “Coliegni”, de Hongkong ; “Homer”, de Pedra Branca ; “Duke of Wellington”, de Vampú ; “Scotland”, de Vampú ; “Flying Eagle”, de Hongkong ; “Armonian”, de Vampú ; “Diana”, de Vampú ; “Rajah of Sarawak”, de Aung Rong ; “Fmena Brons”, de Macassar ; “Kate Hooper”, de Melbourne ; “Stª. Lucia”, de Manila ; “Hannover”, de Vampú ; “Goldfinger”, de Xangai ; “Solidad”, de Hongkong.

Camilo Castelo Branco publicou a novela “O Senhor do Paço de Ninães”  no (extinto) jornal ‘Comércio do Porto’, sob a forma de folhetins, de Setembro a Novembro de 1867. Um dos protagonistas é despachado para Macau. Sigamos um pouco a prodigiosa imaginação criadora de Camilo : “Andava nas ilhas Filipinas um homem, envolto num hábito sem distinção de ordem religiosa, túnica preta de capelo, sandálias, barbas e cabelos intonsos. (…) Das ilhas Filipinas atravessou longos mares e quedou-se em Macau. Aí topou, em 1618, um frade dominicano que o conheceu e lhe chamou Rui Gomes. Era frei Diogo das Póvoas. Este e outros estavam ali aparelhando-se para a missão da China. Era como certa a morte lá dentro. Aquela investidura apostólica era dada com o adeus eterno dos que ficavam aos que partiam. Os sequiosos de Deus, os que se apressavam em vê-lo, pediam a missão da China e desde o primeiro passo começavam a contar os últimos de sua vida”.

O chefe do serviço de saúde, dr. Lúcio Augusto da Silva, apresentou este relatório sintético sobre o estado sanitário de Macau, em Dezembro de 1869 : “o tempo na primeira década do mês apresentou-se encoberto, mais ou menos enevoado e húmido, havendo chuva miúda e algum frio. Na segunda parte da terceira década foi quase sempre descoberto, seco e às vezes quente, tornando a modificar-se um pouco e a manifestar as primeiras condições nos últimos dias do mês. As doenças predominantes foram os reumatismos, as bronquites e as febres intermitentes quotidianas. Alguns casos houve de diarreias e visceralgias, e poucos de disenteria. O estado sanitário da cidade foi bastante satisfatório”.
Pela Portaria Nº 15, de 16 de Fevereiro de 1871, o Governador António Sérgio de Sousa nomeia um Professor : “Tendo o reitor do Seminário de S. José de Macau representado a urgência de prover interinamente a cedeira de ensino primário anexa aquele estabelecimento, pelo mau estado de saúde e avançada idade do professor que a rege Joaquim Gil da Costa Pereira, e conformando-me com a proposta do mesmo reitor ; hei por conveniente usando da autorização que me concede o artigo 18º do decreto de 30 de novembro de 1869 nomear a Carlos José Caldeira júnior para exercer interinamente o lugar de professor de instrução primária na escola anexa ao referido seminário”.
Os estatutos da “Associação Promotora da Instrução dos Macaenses” foram promulgados pelo Governador António Sérgio de Sousa, no dia 29 de Setembro de 1871. O artigo 2º dizia o seguinte : “O fim da associação é fundar e manter, sob a denominação de ‘colégio comercial’, uma casa de educação e de instrução que ofereça garantias de estabilidade e satisfaça as aspirações dos macaenses”.
Aos nove de Janeiro de 1870 teve lugar uma sessão solene para a entrega dos Prémios às alunas do Colégio da Imaculada Conceição que se distinguiram nas diversas disciplinas (Literatura Portuguesa; Língua Francesa; Língua Inglesa; Cosmografia; Geografia; Caligrafia; História Sagrada; Aritmética; Catecismo; Trabalhos de Agulha; Arranjo e Ordem; Bom Comportamento). Os Prémios “consistem em dez medalhas de ouro, do valor de 80 fr. cada uma, presenteadas pelo ilustre benfeitor do colégio, Sr. Albino Silveira, (quem especialmente promoveu a educação do sexo feminino em Macau); em outra medalha também de ouro de 35 fr.; em 12 medalhas de prata dourada; em 20 de prata de diferentes grandezas ; em um estojo de costura de muito valor e em uma pequena carteira com suas pertenças ; em várias cruzes de ouro com suas correntes douradas ; e finalmente em muitos livros de piedade, de literatura e de música. Antes da distribuição e nos intervalos haverá algumas poesias recitadas e cantadas e vários motivos tocados ao piano”. Só por manifesta falta de espaço é que não se publica o nome das alunas premiadas.
Por António Aresta. Publicado no JTM de 20.06.2014

terça-feira, 10 de fevereiro de 2015

Viagem do "João de Lisboa" em plena guerra (1942)


Entre 1938 e 1942 os avisos Gonçalves Zarco, João de Lisboa e Gonçalo Velho eram presença assídua nas águas de Macau mas sempre individualmente. Na sua missão eram auxiliados por algumas vedetas e lanchas da capitania. Em 1942 a ordem da metrópole (Lisboa) foi para que o "João de Lisboa", sob o comando do capitão-tenente Diogo de Mello e Alvim (1904-1973),  regressasse a Portugal alegadamente por necessitar de muitas reparações. No final de Janeiro de 1942, tinha a 2ª Guerra Mundial alastrado ao Pacífico e à Ásia há pouco tempo, o regresso do aviso "João de Lisboa", de Macau para Lisboa passando por Timor obrigou à tomada de todas as precauções tomadas.
A 30 de Janeiro, Américo Deus Rodrigues Tomáz, capitão de mar e guerra e chefe do gabinete do Ministério da Marinha (viria a ser Presidente da República entre 1958 e 1974) envia um ofício (nº 89) "confidencial e urgentíssimo" ao director geral dos negócios políticos e da administração interna para que apure através do Ministério dos Negócios Estrangeiros junto das "nações beligerantes" inglesa, americana e japonesa sobre a melhor forma de proceder na rota rumo, numa primeira fase, a Timor. Na comunicação (imagem abaixo) pede-se especificamente detalhes sobre a travessia do Canal de Balingtang e Passo das Molucas bem como informações sobre quais os "locais militarmente perigosos ou que seja inconveniente atravessar". O início da viagem estava agendado para entre 15 a 20 de Fevereiro mas só veio a ocorrer a 15 de Maio, pela rota do Pacífico, partindo o "João de Lisboa" de Macau rumo ao Canal de Bashi e dali para o Canal do Panamá com escala em Honolulu. 
Nessa viagem o "João de Lisboa" ainda recolheu alguns sobreviventes de navios norte-americanos afundados. Os salvamentos seriam muito comentados nos círculos navais dos EUA e da Grã-Bretanha tendo o comandante Alvim sido condecorado. Alvim seria na década de 1950 governador da Guiné. Assim, durante a guerra, Macau não contou com a presença de nenhum navio de guerra português, ao contrário do que era habitual, visto tratar-se de um instrumento de afirmação de soberania que também servia como importante meio de comunicação (via rádio) com o exterior. No final da guerra o “Gonçalo Velho” foi a primeira unidade naval militar a chegar a Macau tendo ali permanecido entre Outubro de 1945 e Julho de 1946.
PS: este ano faz 70 anos que terminou a 2ª Guerra Mundial.

segunda-feira, 9 de fevereiro de 2015

A "Casa dos Rapazes" e a Obra Social da PSP

Na década de 1960 o problema da delinquência juvenil em Macau foi 'atacado' com recurso a métodos 'inovadores'. Os jovens que infringiam a lei praticando crimes de pouca gravidade ocupavam o dia em actividades nas oficinas da PSP junto à Porta do Cerco. Lages Ribeiro, na época Comandante da PSP, recorda o excelente trabalho desempenhado pelo Tenente Ranhada, "austero mas não tirano" e que "ajudava muitos aqueles jovens". Nessas oficinas "eles aprendiam um ofício, estavam ocupados. À noite iam dormir para uma casa da polícia ali na zona do Ramal dos Mouros, junto ao reservatório". (imagem abaixo)
A Colónia Balnear de Hac Sá era outra das obras sociais da PSP que realizava diversas actividades em prol dos mais desfavorecidos, nomeadamente, a angariação de fundos através de rifas como a que o documento acima, de 1965, atesta.
O Regulamento da "obra social" da P.S.P. de Macau foi aprovado pelo Portaria n.° 7 470 de 15 de Fevereiro de 1964.
Em 1961 foi criado Centro de Recuperação Social. O Asilo para Mendigos e Vagabundos, estabelecido de acordo com a portaria n.º 4998 de 8 de Setembro de 1951, e gerido pelo administrador das Ilhas, albergava pessoas com idade superior a 16 anos, desempregados e sem residência fixa em Macau, mendigos e vagabundos. Foi o Comandante da PSP do então, Major de Infantaria, Sigismundo G. da C. Revês, o fundador deste centro, e funcionava tal como um asilo, que posteriormente passou a depender da PSP. O centro era compreendido organicamente com 5 serviços especializados: 1) Serviço de Tratamento da Toxicodependência, 2) Serviço de Recolhimento, 3) Serviço de Crianças, 4) Serviço de Psiquiatria, e 5) Serviço de Mulheres.
Em 1968 a PSP um organismo militarizado directamente dependente do governador de Macau e compreendia o Comando, Secretaria, Conselho Administrativo, Serviços Administrativos, Serviços Técnicos, Secção de Trânsito, Esquadras e Postos, Centro de Recuperação Social, Banda de Música e Obra Social, tendo no seu quadro de pessoal um efectivo de 796 homens.

domingo, 8 de fevereiro de 2015

Ofício sobre "condições salariais" dos intérpretes (1905)

Num ofício, datado de 4 de Janeiro de 1905, pelo então Chefe da Repartição do Expediente Sínico, Carlos d’Assumpção, dirigido ao Secretário geral do Governo da Província de Macau, sobre as condições salariais dos intérpretes Pedro Nolasco da Silva Júnior e Francisco Xavier Anacleto da Silva e dos intérpretes, em geral, pedindo o  aumento do subsídio para aqueles intérpretes, a que juntava o requerimento enviado pelos dois.
Palácio das Repartições ca. 1900/10
"Diz muita gente que os interpretes-traductores são principescamente pagos, mas é um puro engano. Ganham pouco mais ou menos o que percebem os empregados da repartição superior da Fazenda, mas com encargos que estes não teem. Para um individuo ser interprete-traductor tem de possuir as habilitações litterarias exigidas pela lei de 2 de novembro de 1885 (...) e, em quanto estiver no exercicio do seu cargo, não poderá abandonar o estudo da lingua sinica, par o que terà de sustentar um professor e fazer acquisição de livros e publicações chinezas, que, quasi sempre custam muito dinheiro, por serem pequenas as tiragens déstas obras (...).
Se o governo não procurar conservar os interpretes que hoje tem e se não tratar de subsidiar jovens para estudarem a língua chineza, ver-se-á, quando menos espera, sem gente habilitada para o servir (...).
Em Macau, portuguezes que conheçam a lingua e a litteratura chineza podem ser contados a dedos. Que me conste são só os empregados d’esta repartição e os que o foram (...). Quem ha aqui em Macau que ha de dedicar tanto tempo ao estudo de uma lingua tão arida e difficil sem uma compensação condigna? (...) é de toda a conveniência que o governo estimule jovens ao estudo da lingua sinica e que não dê motivo a que os moços que se acham collocados n’esta repartição e que estudaram à custa do governo portuguez vão pôr os seus serviços à disposição dos governos extrangeiros, como ha tempo aconteceu (...)."

sábado, 7 de fevereiro de 2015

Retratista de rua

O retratista, uma profissão típica de rua, das muitas que existiam em Macau, e que actualmente já quase desapareceu. Imagem da década 1980 quando ainda existiam vários em actividade, quer no Largo do Senado quer no Jardim Camões. Nessa época ainda se podiam ver os adivinhos ou os barbeiros...

sexta-feira, 6 de fevereiro de 2015

quinta-feira, 5 de fevereiro de 2015

"Macau sketched Dec 1898"

"Macau sketched Dec 1898": é esta a legenda escrita a lápis no verso de uma aguarela da autoria de F. V. Jeffries, um militar que prestou serviço em Hong Kong (Royal Engineers) entre 1898 e 1900, acompanhado pelo mulher que era botânica. No quadro surge o que parece ser a baía da Praia Grande vista a partir do hospital S. Januário.
Inscribed in pencil verso, "Macau sketched Dec 1898". Major Jeffries, F.V. was a Royal Engineer and an amateur artist. His wife was an accomplished botanical artist. They were living in Hong Kong 1898 - 1900. He painted a series of watercours while he was based in Hong Kong and the New Territories. He was with the 4th Balloon Section of the Royal Engineers.

quarta-feira, 4 de fevereiro de 2015

Memórias do restaurante "Ruby" ( 紅寶石)

Este café-restaurante ficava no nº 1M da Av. Almeida Ribeiro (San Ma Lou) frente aos Correios. Ao lado ficava a Tabaqueria Filipina, o cinema Apollo, o salão de bilhar Tai Chong e uma loja de tecidos. Era o espaço de eleição dos macaenses (e alguns portugueses, em especial os militares) entre as décadas de 1940 e 1970 (encerrou em 1973). Quando ainda não havia televisão era ali que se ouvia música (no rádio e na jukebox), sendo muito apreciado pelos pares de jovens namorados.
Antes do Ruby, o ponto de encontro dos militares era o Café Cecília, propriedade da família Quevedo da Silva. Lá comia-se um bom bife com batatas fritas e tomava-se um bom vinho tinto. Na época, os jovens macaenses também frequentavam o Café Imperial. Na oferta de "comida europeia" na década de 1960 havia ainda o restaurante Belo, Fat Siu Lau Solmar, Jimmy's Kitchen, Fong Yun e Waltzig Matilda. 
O nome em chinês do Ruby era (hóng) (bão) (shi); em cantonense hung, bou, sek. Havia um restaurante com o mesmo nome em Kowloon (Hong Kong).
Memórias de um cliente assíduo, Jorge Robarts:
"Na década dos anos 50 existia em Macau na Ave. Almeida Ribeiro, o Ruby que era muito popular especialmente para a população portuguesa daquela cidade. O Café, chamemos assim este estabelecimento, ficava em frente à parte lateral dos CTT e tinha à sua esquerda um casarão de 3 pisos que pertenceu a um milionário chinês que fazia esquina com a rua Central onde estava sediado o comisssariado da PSP, e à sua direita uma loja de sedas, curiosamente não chinesas, mas paquistanesas, além de tapetes e artigos oriundos do Paquistão do sr.  Ajhi e logo a seguir a Tabacaria Filipinas onde se vendiam charutos, cigarrilhas, isqueiros etc. e, por fim o teatro Apolo lugar onde tanta gente passou boas horas assistindo cinemas. Terminava aqui o quarteirão onde se inseria o Café Ruby.
Pois é deste Café que temos recordações inolvidáveis desse tempo, pois era aí o lugar onde a rapaziada se reunia quase diariamente, para passarem o tempo em conversa, muitas vezes sem qualquer objectivo, somente para matar o tempo, já que não havia nesse tempo, canais de televisão, e só havia a Rádio Clube de Macau, que só funcionava a partir das 20 horas até meia noite. Se a gente quisesse ouvir mais música ou os famosos "request", tínhamos que ligar para a rádio de Hong Kong, isto nos dias de bom tempo, porque o contrário quase que não se escutava aquela estação.
Aos fins de semana o Ruby enchia-se de malta, muitos com as suas namoradas, que depois de um cinema, passavam por lá para tomarem uma xícara de Ovaltine, ou de chá com limão com uns bolinhos para acompanhar. A partir das 19 horas o Ruby começava a ficar com poucas pessoas, já que a maioria regressava à casa para jantar e só os solteiros e na maioria militares em comissão de serviço em Macau, ficavam também para jantar. E foi assim que durou, durante muitos anos, eu penso que o Café esteve aberto até fins dos anos 70, quando já se vislumbrava as grandes mudanças na cidade

Eu próprio era assíduo frequentador do Ruby, primeiro namorando a minha primeira mulher Maria Fernanda de Senna Fernandes e mais tarde já casado, o hábito continuou a mandar na minha vontade e daí continuei a frequentar aquele estabelecimento comercial. Nos anos 60 após os graves incidentes da revolução cultural com início no dia 3 de Dezembro de 66, a grande reviravolta deu-se em Macau. Muitos dos velhos residentes deixaram a terra, outros pediram transferência e alguns até morreram de susto ou de desgosto e a viragem começou aí. Macau viveu a partir dessa data, uns maus anos de marasmo, tristeza e bastante humilhação e o governo português tudo fez para aguentar o leme da terra. Mas o mal estava feito e as coisas nunca mais foram iguais... a decadência do Ruby e de tantos outros estabelecimentos comerciais, foi irreversível até que surgiu o 25 de Abril de 74, a Revolução dos Cravos em Portugal.
Macau de passo a passo começou a reconstruir o que em poucos anos destruíram com a Revolução Cultural na China. Mas o Ruby já estava moribundo e em fins dos anos 70 fechou de vez, deixando apenas na memória daqueles que o frequentaram nos "anos de ouro". E foi esta a história de um Café muito popular e famoso, antes de nascer o restaurante Solmar na rua da Praia Grande, que seria então frequentado pelos macaenses e portugueses que trabalhavam em Macau. Mas o "sabor" era outro, nada era igual ao Ruby, os tempos eram outros e os preços também. Eu escrevi esta crónica de memória e se houver alguma falha peço para me corrigirem, se acharem que vale a pena."