quinta-feira, 5 de fevereiro de 2026

Visão de um dominicano sobre os jesuítas no início do séc. 18

RELATION DE LA NOUVELLE PERSECUTION DE LA CHINE, JUSQU'A LA MORT DU CARDINAL DE TOURNON: DRESSE'E Par le R. P. FRANÇOIS GONZALES DE S. PIERRE, Religieux de l'Ordre de S. Dominique, & Missionnaire Apostolique à la Chine, SUR Une plus ample Relation des Missionnaires du même Ordre, qui ont été chassés de la Chine. MDCC XIV."
"RELAÇÃO DA NOVA PERSEGUIÇÃO DA CHINA, ATÉ À MORTE DO CARDINAL DE TOURNON: PREPARADA Pelo R. P. FRANCISCO GONZALES DE S. PEDRO, Religioso da Ordem de S. Domingos e Missionário Apostólico na China, BASEADA NUMA Relação mais ampla dos Missionários da mesma Ordem que foram expulsos da China. 1714."

O Padre Francisco González de San Pedro foi um missionário espanhol da Ordem dos Dominicanos e uma das vozes mais críticas e influentes no debate religioso da Ásia do início do século XVIII. Actuando como Missionário Apostólico na China, ele tornou-se um aliado próximo do Cardeal de Tournon durante a célebre "Questão dos Ritos". San Pedro posicionou-se firmemente contra a estratégia de adaptação dos Jesuítas, que permitiam aos convertidos chineses a prática de ritos ancestrais; para ele, tais actos eram formas de idolatria incompatíveis com o cristianismo. Após a expulsão de vários missionários e a morte do Cardeal de Tournon em Macau, San Pedro publicou o seu relato em 1714 com o intuito de denunciar o que considerava ser uma perseguição à "verdadeira fé" e uma excessiva submissão das autoridades locais aos interesses jesuítas e chineses.
Na sua descrição de Macau, o autor apresenta a cidade não como uma colónia europeia plena, mas como um território de equilíbrio precário e soberania dividida. Ele sublinha que, embora os portugueses tenham erguido a cidade, o domínio supremo pertence ao Imperador da China, o que obriga os habitantes a viverem sob a constante vigilância e "vexames" dos Mandarins de Xiangshan, sempre ávidos por tributos. 
A população é descrita como um mosaico social onde a maioria chinesa, maioritariamente "pagã", convive com uma mistura de nações e poucos portugueses de origem, muitos dos quais vivendo em condições de pobreza. Para o autor, esta realidade social torna Macau um local de trânsito e logística — uma porta essencial para as missões no interior da China e do Sudeste Asiático — em vez de um centro de conversão directa.
Um dos pontos mais detalhados do seu relato é o choque cultural e religioso que presenciava nas ruas. San Pedro descreve com amargura como as procissões e sacrifícios rituais chineses, envolvendo queima de figuras de cartão e oferendas de animais, ocorriam publicamente, por vezes coincidindo com solenidades católicas e diante das portas das igrejas. Ele critica abertamente o Bispo de Macau e as ordens religiosas locais, especialmente os Jesuítas, pela sua passividade perante estas práticas. Administrativamente, ele detalha o funcionamento do Senado, composto por juízes e cidadãos eleitos que geriam a justiça civil e a polícia, e a presença das cinco casas religiosas da cidade. Em suma, a Macau de San Pedro é um retrato de uma cidade sitiada por interesses políticos e financeiros, onde a Igreja estava profundamente dividida e a autoridade portuguesa era constantemente desafiada pela proximidade do poder imperial chinês.

Excerto:
"Description de la Ville de Macao.
MACAO est une petite ville, bâtie il y a déjà long-tems par les Portugais, qui obtinrent cet emplacement de l'Empereur de la Chine, à la charge de lui païer un tribut annuel, outre d'autres droits. Cette ville est habitée par des gens de diverses nations: une moitié de la ville est de Chinois tous païens, excepté un petit nombre de Chretiens, qui ne passent pas quarante ou cinquante: l'autre est composée d'un mélange de gens ramassez de toutes les autres nations, la plûpart très-pauvres; & il n'y a qu'un très-petit nombre de vrais Portugais. Le domaine souverain de cette Ville apartient à l'Empereur de Chine, & elle est soumise à la juridiction du Gouverneur de la ville de Hiang-xan, éloignée de Macao d'une journée de chemin. L'Empereur entretient dans le voisinage des murailles de Macao des Soldats & des Capitaines, & il y a dans la ville même des tribunaux des Mandarins Chinois, qui viennent regulierement de Hiang-xan, où ils font leur residence, y tenir leur seance, lors que les affaires du Gouvernement le demandent.
Tous les Chinois qui demeurent à Macao dépendent absolument de ces tribunaux. Ils ont leurs temples d’idoles hors de la ville: mais ils font publiquement leurs processions superstitieuses dans les rues de Macao, comme dans les autres villes de la Chine. Et ce qui nous affligea le plus, c’est un jour dans l’Octave du Rosaire, que le saint Sacrement étoit exposé chez nous, ils préparerent un sacrifice tout vis à vis dans la petite place qui est devant notre Eglise. Il consistoit dans un bufet garni d’oiseaux artificiels, très-délicatement faits, de deux cerfs & de certains habits. Le tout étoit de carton & devoit être brûlé à l’honneur de leurs Ancêtres défunts. Il y avoit outre cela beaucoup de fruits, & diverses autres choses bonnes à manger, avec un cochon, & une chevre, qu’ils avoient tuez, & qui étoient exposez sur une table portative très-bien ornée. Ils porterent tout cela en procession avec des Étendards, des flambeaux, des trompettes & autres instrumens de Musique, hors de la ville devant un sepulchre, où se fit le sacrifice. Nous vîmes passer aussi plusieurs fois devant la porte de notre Couvent, qui est situé au milieu de la ville, les processions qu’ils font pour aller ensevelir leurs morts, ou pour leur rendre les honneurs acoutumez. Et une chose singuliere qui nous étonna, c’est qu’à un des convois, le fils du défunt, qui selon l’usage des Chinois doit porter avec d’autres le cercueil de son pere, ne le portoit pas: mais portoit à la place la machine de la Tablette; s’imaginant sans doute que l’ame du défunt étoit dedans.
On n’y voit aucune apparence de l’exercice de la Religion Chrétienne parmi les Chinois, excepté chez quelques-uns, qui l’embraissent plûtôt par nécessité, que par une véritable piété. Nous n’osons non plus rien faire pour les instruire ou pour les attirer à notre sainte Foi, parce que les Mandarins y apporteroient d’abord un obstacle invincible; outre que l’Empereur ne permet pas aux Européens d’y faire aucune fonction de Missionnaires, sous peine d’être bannis de Macao. C’est ce qui rend cette Ville un lieu de passage plûtôt que de Mission: car comme c’est le seul endroit où les Européens puissent demeurer librement avec les Chinois, c’est de-là que les Missionnaires de toutes les Nations se répandent ensuite par toute la Chine, par le Tonquin, par la Cochinchine, & par les autres Roiaumes voisins. On y voit des Religieux de divers Ordres: il y a des Jesuites, des Jacobins, des Augustins, & des Cordeliers, qui y ont chacun leur Couvent; mais ces deux derniers ne sont composez que de deux ou trois Religieux chacun."


Suite de la description de Macao. 
Il y a à Macao cinq maisons religieuses, favoir un Couvent de notre Ordre, où l’on a coutume d’entretenir regulierement deux ou trois Religieux, dont l’un est le Vicaire, qui a foin de la maison, & l’autre ou les deux autres font des vieillards ou des Religieux qui par leurs infirmitez ne font plus en état de rendre service dans les Missions, ni de remplir les autres emplois de notre Ordre dans ces païs-là. ...Couvent d’Augustins, qui en entretient deux ou trois : un College de Jésuites, qui est le plus nombreux de tous: & enfin un Monastere de Religieuses de sainte Claire. 
Le Vicaire de notre Couvent, dans le tems que nous y arrivâmes, étoit le Pere Sebastien de saint Antoine, homme de peu de science, & qui avoit été fait Vicaire, par raport à Diego de Pigno de Texeira présentement Capitaine General de Macao, qui l'amena de Goa comme son ami particulier, aiant été élevé ensemble au Noviciat de Goa, où cet Officier avoit pris l'habit de notre Ordre, soit par devotion, ou veritablement dans le dessein d'être Religieux : ce que nous n'avons pas apro-fondi. Il obtint la charge de Capitaine General de Macao, du Vice-Roi de Goa à la priere du Pere François Pinto, Jésuite, Provincial du Japon, resident à Macao, comme il paroît par une lettre de ce Vice-Roi écrite au Pere Pinto, donnée par ce Pere à M. le Patriarche, & dont nous avons une copie. Cette raison fit que le Pere Sebastien prit de fausses impressions sur les affaires de M. le Patriarche, s'attacha au parti du Capitaine General & des Jésuites, & comme eux ne voulut point reconnoître M. le Patriarche : quoique tout notre Ordre dans les Indes défendit, & défend encore sa juridiction. Au mois de Juillet de la même année le Pere Pierre d’Amaral vint de Goa à Macao, pour succeder au Pere Sebastien dans la charge de Vicaire & de Visiteur de notre Cou...Couvent. Il avoit des talens bien au dessus de son prédecesseur, & la conduite qu’il a tenüe a manifesté sa vertu à tout le monde, ainsi qu’on le verra dans la suite de cette Relation. Le Domaine immediat de Macao apartient au Roi de Portugal, & de lui dependent absolument tous les autres habitans, excepté les Chinois, qui dépendent, comme nous l’avons deja remarqué, de l’Empereur de la Chine. Sa Majesté Portugaise entretient dans la ville une garnison composée de peu de soldats; sous un Gouverneur qui a le titre de Capitaine General. Les Portugais ne laissent pas d’être exposez à de grandes vexations & à de grandes injustices de la part des Mandarins Chinois, qui sont toujours avides d’argent, & qui veulent en avoir à quelque prix que ce soit; & ces vexations sont telles, que s’ils les souffroient chrétiennement, ils s’aquerreroient un grand merite devant Dieu & devant l’Eglise, en conservant avec tant de souffrances, cette ville, qui est la porte, non seulement pour la Mission de la Chine : mais encore pour plusieurs autres. Mais ils ne s’aquierent que peu de merites, la conservant seulement par des motifs tous humains, & se rendant toujours les persecuteurs des Missionnaires, au lieu d’être leur refuge & leur apui."

Tradução/Adaptação:

Descrição da Cidade de Macau. 
MACAU é uma pequena cidade, construída há já muito tempo pelos Portugueses, que obtiveram este local do Imperador da China, com a obrigação de lhe pagar um tributo anual, além de outros direitos. Esta cidade é habitada por pessoas de diversas nações: uma metade da cidade é de Chineses, todos pagãos, exceto um pequeno número de Cristãos, que não passam de quarenta ou cinquenta: a outra é composta por uma mistura de pessoas reunidas de todas as outras nações, a maioria muito pobre; e há apenas um número muito pequeno de verdadeiros portugueses. O domínio soberano desta Cidade pertence ao Imperador da China, e ela está submetida à jurisdição do Governador da cidade de Hiang-xan, distante de Macau uma jornada de caminho. O Imperador mantém, na vizinhança das muralhas de Macau, Soldados e Capitães, e há na própria cidade tribunais de Mandarins Chineses, que vêm regularmente de Hiang-xan, onde têm a sua residência, para realizar as suas sessões quando os assuntos do Governo o exigem.
Todos os Chineses que residem em Macau dependem absolutamente destes tribunais. Eles têm os seus templos de ídolos fora da cidade: mas realizam publicamente as suas procissões supersticiosas nas ruas de Macau, tal como nas outras cidades da China. E o que mais nos afligiu foi que, um dia durante a Oitava do Rosário, estando o Santíssimo Sacramento exposto entre nós, eles prepararam um sacrifício mesmo em frente, na pequena praça que fica diante da nossa Igreja. Este consistia num bufete guarnecido de pássaros artificiais, feitos com muita delicadeza, de dois veados e de certas vestes. Tudo era de cartão e devia ser queimado em honra dos seus Antepassados falecidos. Havia, além disso, muitas frutas e diversas outras coisas boas de comer, com um porco e uma cabra que haviam matado, e que estavam expostos sobre uma mesa portátil muito bem adornada. Levaram tudo isto em procissão, com estandartes, archotes, trombetas e outros instrumentos de Música, para fora da cidade, diante de um sepulcro onde se realizou o sacrifício. 
Vimos também passar várias vezes diante da porta do nosso Convento, que está situado no meio da cidade, as procissões que fazem para ir enterrar os seus mortos ou para lhes prestar as honras habituais. E uma coisa singular que nos espantou foi que, num dos cortejos, o filho do defunto, que segundo o costume dos Chineses deve carregar com outros o caixão do seu pai, não o carregava: mas carregava, em vez disso, a armação da Tabuleta [ancestral]; imaginando, sem dúvida, que a alma do falecido estava lá dentro.
Não se vê ali qualquer aparência do exercício da Religião Cristã entre os Chineses, excepto em alguns poucos, que a abraçam mais por necessidade do que por uma verdadeira piedade. Nós também não ousamos fazer nada para os instruir ou para os atrair à nossa santa Fé, porque os Mandarins colocariam imediatamente um obstáculo invencível; além de que o Imperador não permite aos Europeus exercerem ali qualquer função de Missionários, sob pena de serem banidos de Macau. É isto que torna esta Cidade um lugar de passagem mais do que de Missão: pois, sendo o único local onde os Europeus podem residir livremente com os Chineses, é de lá que os Missionários de todas as Nações se espalham em seguida por toda a China, pelo Tonquim, pela Cochinchina e pelos outros Reinos vizinhos. Veem-se ali Religiosos de diversas Ordens: há Jesuítas, Jacobinos [Dominicanos], Agostinhos e Cordelários [Franciscanos], que têm ali, cada um, o seu Convento; mas estes dois últimos são compostos apenas por dois ou três Religiosos cada um.

Continuação da descrição de Macau.
Há em Macau cinco casas religiosas, a saber: um Convento da nossa Ordem, onde se costuma manter regularmente dois ou três Religiosos, sendo um o Vigário, que cuida da casa, e o outro ou os outros dois são idosos ou Religiosos que, pelas suas enfermidades, já não estão em condições de prestar serviço nas Missões, nem de cumprir as outras funções da nossa Ordem naqueles países; o Convento de Agostinhos, que mantém dois ou três [religiosos]: um Colégio de Jesuítas, que é o mais numeroso de todos: e, por fim, um Mosteiro de Religiosas de Santa Clara. 
O Vigário do nosso Convento, na época em que lá chegámos, era o Padre Sebastião de Santo António, homem de pouca ciência, e que fora feito Vigário por conta de Diogo do Pinho Teixeira, atualmente Capitão-Geral de Macau, que o trouxe de Goa como seu amigo particular, tendo sido criados juntos no Noviciado de Goa, onde este Oficial havia tomado o hábito da nossa Ordem, fosse por devoção ou verdadeiramente com o intuito de ser Religioso: o que não aprofundámos. Ele obteve o cargo de Capitão-Geral de Macau do Vice-Rei de Goa, a pedido do Padre Francisco Pinto, Jesuíta, Provincial do Japão, residente em Macau, como consta de uma carta desse Vice-Rei escrita ao Padre Pinto, entregue por este Padre ao Senhor Patriarca, e da qual temos uma cópia. Esta razão fez com que o Padre Sebastião formasse falsas impressões sobre os assuntos do Senhor Patriarca, ligando-se ao partido do Capitão-Geral e dos Jesuítas e, tal como eles, não quis de modo algum reconhecer o Senhor Patriarca: embora toda a nossa Ordem nas Índias defendesse, e ainda defenda, a sua jurisdição. No mês de julho do mesmo ano, o Padre Pedro de Amaral veio de Goa para Macau, para suceder ao Padre Sebastião no cargo de Vigário e de Visitador do nosso Convento Ele tinha talentos muito superiores aos do seu predecessor, e a conduta que manteve manifestou a sua virtude a todo o mundo, como se verá na continuação desta Relação. O domínio imediato de Macau pertence ao Rei de Portugal, e dele dependem absolutamente todos os outros habitantes, exceto os Chineses que dependem, como já observámos, do Imperador da China. Sua Majestade Portuguesa mantém na cidade uma guarnição composta por poucos soldados, sob um Governador que tem o título de Capitão-Geral. Os Portugueses não deixam de estar expostos a grandes vexames e a grandes injustiças por parte dos Mandarins Chineses, que estão sempre ávidos de dinheiro e que o querem obter a qualquer preço; e estes vexames são tais que, se os sofressem cristãmente, adquiririam um grande mérito diante de Deus e diante da Igreja, ao conservarem com tanto sofrimento esta cidade, que é a porta, não apenas para a Missão da China, mas também para várias outras. Mas eles adquirem apenas poucos méritos, conservando-a somente por motivos puramente humanos, e tornando-se frequentemente os perseguidores dos Missionários, em vez de serem o seu refúgio e apoio."
Igreja e Convento S. Domingos ca. 1900
Foto de Man Foc/Man Took/Man Fook 

Nota: O Convento de S. Domingos - demolido no início do séc. 20 - estava anexado à igreja com o mesmo nome - que ainda existe - fundada em 1587 sendo a primeira igreja construída pela Ordem dos Dominicanos na China. 

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